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Mission de Restauration et de Protection des Aires de Captage des Sources et des Forage

back_icon.png (641 bytes) Liste des articles iconDatePicker.gif (408 bytes) 14/07/2020

C’est aux Cayes, dans le Grand Sud, que la Direction nationale de l’Eau potable et de l’Assainissement (DINEPA) a lancé, le dimanche 12 juillet 2020, le projet pilote de Mission de Restauration et de Protection des Aires de Captage des Sources et des Forage dans les départements de la Grande-Anse, des Nippes, du Sud et du Sud-est, avec un financement de la Banque mondiale. Coprésident de la cérémonie, l’ingénieur Nader JOISEUS, ministre des Travaux publics, Transports et Communications qui assure la tutelle de la DINEPA, a insisté pour que tous les Haïtiens aient accès à l’eau potable.

Monsieur le Ministre de l’Agriculture,

Des Ressources naturelles et du Développement rural

Monsieur le Directeur général de la DINEPA

Monsieur le Directeur général du ministère du Commerce et de l’Industrie

Madame la Directrice départementale du ministère des TPTC

Monsieur le Délégué départemental

Mesdames et Messieurs les Responsables des Commissions des différentes communes

Monsieur le Directeur de l’OREPA SUD

Messieurs les membres du Conseil des directeurs de la DINEPA

Mesdames et Messieurs les membres du Rotary Club des Cayes

Chers amis de la Presse

Population des quatre départements du Grand Sud

Mesdames et Messieurs,


Ministre des Travaux publics, Transports et Communications, il est pour moi plus qu’un honneur, c’est même un sacré devoir, de répondre positivement à la demande du Directeur général de la DINEPA, l’Ingénieur Guiteau Edouard, d’assurer la coprésidence de cette cérémonie du lancement du Projet Pilote de Protection et de Restauration des Aires de Captage et de Forage dans le Sud, le Sud-est, les Nippes et la Grande-Anse. Ces quatre départements dont le regroupement est connu sous le label Grand Sud, à l’opposé du Grand Nord.

Honneur et devoir, oui. Mais, il est aussi question de patriotisme, de civisme et d’humanisme. Ma présence à cette cérémonie part donc d’un bon naturel. En effet, l’eau est essentielle à la vie. Disons mieux, l’eau, c’est la vie. Par conséquent, ne nous imaginons même pas la vie sans eau sur la planète terre, à fortiori en Haïti. Pourtant, la présence de l’eau, en tant que ressource vitale, est menacée.

Si n vle pran yon gwo ekzanp : Nan Kenskòf, yon komin nan depatman Lwès la, toupre Pòtoprens, sou tèt mòn Lopital, sou 36 sous ki te konn bay dlo pou tout rejyon metwopolitèn lan, gen 34 ki déjà seche. Pa bliye lè m di rejyon metwopolitèn, se komin Pòtoprens, Kafou, Petyonvil, Dèlma, Site Solèy, Taba ak Kwadèboukè. Popilasyon komin sa yo se plizyè milyon moun. Sa vle di kote moun yo bezwen anpil anpil dlo pou yo viv

Alors, la menace, telle une épée de Damoclès, est encore plus présente en Haïti où elle est due à notre mode vie et notre irresponsabilité. Elle est due à une multitude de dégâts causés à l’environnement, aux décisions que nous n’avions pas su prendre. Et il est arrivé que le déboisement, les constructions anarchiques et les interventions nuisibles sur les bassins versants réduisent considérablement la quantité et la qualité d’eau disponible dans les nappes souterraines. L’eau est donc devenue une denrée rarissime. Il y a lieu d’être inquiet.

Fort de ces constats, La DINEPA, sous l’impulsion de son dynamique directeur général, a entrepris, avec un financement de la Banque mondiale, une étude portant sur la restauration d’une végétation naturelle, d’une gestion pastorale et d’une protection des bassins versants des aires de captage des sources et des forages dans les quatre départements du grand sud. Cette étude est le point de départ du projet EPARD (Projet eau potable et assainissement en milieu rural durable. L’objectif consiste à restaurer les fonctions de rétention et de stockage de l’eau ainsi que de la végétation et des sols sur les bassins versants d’alimentation de ces sources dont l’état de dégradation est très avancé.

Les conclusions de l’étude obligent la DINEPA à intervenir en urgence à la source Boucher à Latibolière dans la Grande-Anse, la source de Bodarie dans le Sud-est, La source Manzè Anne à Port-Salut dans le Sud et la source Belvédère à l’Azile dans les Nippes.

Pour ce projet multidimensionnel de la DINEPA, avec le précieux support de l’OREPA Sud, aucun droit à l’échec n’est permis. A noter qu’il est question d’un projet pilote. Son implémentation dans les autres départements du pays dépend de son succès total dans le Grand Sud où il est initié. Et le succès du projet au niveau national dépend de la participation active de la population en générale. Pas seulement les populations des zones ciblées. Nous sommes tous concernés car personne ne peut se passer de l’eau.

L’approche est aussi multisectorielle. Outre le ministère des Travaux publics, Transports et Communications, le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural et celui de l’Environnement sont hautement concernés. Une grande synergie est donc nécessaire à la réussite du projet. La DINEPA y tient absolument. Chaque secteur est en effet appelé à jouer sa participation au niveau institutionnel.

Les associations de la société civile qui s’engagent en faveur du développement, les femmes, ces poto mitan de la société, vous y avez, toutes, un rôle prépondérant à remplir. La protection des bassins versants concernent les ministères des Travaux publics, Transports et Communications, ceux de l’Agriculture et de l’Environnement. Il s’agit d’assainissement, d’irrigation, de barrage hydroélectrique, de captage, de construction de route et de pont. Lorsque les bassins versants ne sont pas protégés, c’est la destruction des routes, c’est la terre arable qui s’en va à la mer, c’est l’eau en furie qui s’empare des rues. On a souvent constaté les dégâts à Port-au-Prince et dans tous le pays. Ce sont les dalots construits à coût dispendieux qui sont débordés. Ce sont les captages d’eau qui n’existent presque plus. Voilà pourquoi, le ministère des Travaux publics compte faire de son mieux pour jouer sa partition.

Nou sipoze pran responsablite nou pou popilasyon peyi a rive jwenn yon alemye. Se lè enstitisyon Leta yo ak responsab yo pran responsablite, n ap ka mande popilasyon an pou l pran pa l.

Tout en appelant les acteurs concernés par ce projet qui vise, en fin de compte, à apporter l’eau aux familles dans tous les recoins du pays, je déclare ouverte la cérémonie de lancement du projet de restauration et de protection des bassins versants dans les airs de captage des sources et des forages.

Merci aux vaillantes populations du Grand Sud ki déjà kòmanse pote kole, tankou nan yon gwo konbit, pou pwojè sa a rive nan bout li.

Merci à vous tous pour l’accueil et surtout pour la participation nécessaire à la réussite du projet.

Merci.

Source : MTPTC